28 août 2009

Shanghai, le 27 août

Ce matin je me suis levée en hâte, bien qu’ayant encore peu dormi : je ne savais pas à quelle heure avait lieu le cours du Penglai Gongyuan. Je suis arrivée vers 9h pour m’entendre dire que le cours était à 18h. Ce n’est pas grave, je montre à laoshi1 que j’ai réactivé mon compte sur Tygem. Il sursaute et crie : quoi, je suis toujours 4k ? Certainement pas !! Pour monter 1k, je dois gagner 30 parties. Je m’attèle donc à la tâche de latter en blitz des joueurs plus faibles que moi pendant toute la journée, sous le regard sévère de laoshi1. Je suis  dégoûtée. J’ai perdu à Guiyang les mauvaises habitudes du blitz et du jeu en ligne, et voilà que dès mon retour je dois m’y remettre. Le niveau que j’aurai monté au tournoi, je le vois peu à peu redescendre… Découragée, je vais faire un tour dans le parc. Je regarde jouer des joueurs de xiangqi ; je ne comprends pas tout, le niveau est beaucoup trop élevé pour moi. Je regarde un vieux monsieur écrire des poèmes sur le sol avec un pinceau aussi grand qu’un manche de balai imbibé d’eau. Je retourne à l’institut de Go et je reprends mes parties massacres. Le professeur essaie de me rassurer : ce soir, ses élèves viendront, ils sont 3-5d, ils sont forts et mignons et on jouera des parties intéressantes…

Au souper, je lui demande s’il faut aussi le payer. Il sursaute, réfléchit, puis me dit que c’est aussi 60 yuans par cours. Bon…

Les élèves arrivent. Je les éclate les uns après les autres. Je leur mets des raclées d’une cinquantaine de points. Ils ne voient pas les ataris, les coupes, ils ne voient pas qu’ils devraient abandonner. Je suis dégoûtée, je sors mon carnet de voyage et j’écris, mélancolique ; le professeur commente une partie, mais tout ce qu’il dit je le sais déjà, c’est du 4-5k maximum… Il me fait encore jouer contre ses élèves. Il dit que nos niveaux sont proches et les élèves murmurent en boucle « cha bu duo, cha bu duo… » comme à leur habitude (les enfants adorent murmurer des trucs en boucle quand ils jouent au Go). Finalement, le prof vient, je prends quatre pierres et je gagne de beaucoup. Il dit que j’ai bien progressé. Balalalalalala… Pourtant, j’ai joué que des parties ennuyeuses toute la journée.

Posté par edwondimariel à 17:05 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Shanghai, le 27 août

    Devra-t-on en induire que ce sont les parties ennuyeuses qui font progresser ?

    Posté par Bovido, 04 septembre 2009 à 13:52 | | Répondre
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